Toujours en discussion, l’aide à mourir est déjà en vie
par Paul KLOBOUKOFF,
Le 27 mai 2025, les députés ont adopté par 305 voix contre 199 (c’est-à-dire à une majorité de 60,5%) le texte présenté par Olivier Falorni sur l’aide à mourir légalement, le suicide assisté et l’euthanasie. La loi a créé un droit à l’assistance pour mourir (sous certaines conditions) pour les malades incurables. Elle permet une « aide à mourir pour des malades condamnés par la maladie mais qui ne veulent pas être condamnés à l’agonie ». La loi prévoit aussi des mesures pour renforcer les soins palliatifs et la création de maisons d’accompagnement pour les personnes en fin de vie.
Il va sans dire que pour Les évêques de France, sur ce sujet, les soins palliatifs « sont l’unique bonne réponse ».
Le 16 janvier 2026, se référant à Public Sénat, lefigaro.fr a indiqué qu’au Sénat, le 7 janvier, en vue de l’examen en séance publique prévu à la fin du mois, la proposition établissant un droit à l’aide à mourir a été remplacée par une « assistance médicale à mourir », ce qui n’est pas anodin. Le droit à assistance est réservé au seul personnel médical… qui doit oublier le serment d’Hippocrate qu’il a éventuellement prêté.
En attendant (quoi ?), la justice se montre clémente, ou compréhensive, envers des activistes de l’aide à mourir. « Jusqu’à dix mois de prison avec sursis contre les militants de l’aide à mourir », a-t-on pu lire sur msn.com/fr en cette mi-janvier.
Des peines légères assorties de sursis ont été prononcées ce vendredi 9 janvier à l’encontre de douze militants de l’association Ultime liberté, qui réclame la « légalisation du suicide assisté ». Ils ont aidé des dizaines de personnes entre 2018 et 2020 à importer du pentobarbital, un puissant barbiturique, afin de mettre fin à leurs jours. Les accusés ont comparu du 15 septembre au 12 octobre 2025, non pas pour incitation ou aide au suicide, mais pour des délits relevant de la législation sur le trafic de substances illicites. Plusieurs ont déclaré leur intention de faire appel.
A l’ouverture du procès, Claude Hury, fondatrice de l’association, avait insisté : « Notre objectif n’est pas de faire mourir les gens. C’est de les aider à continuer dans l’avancée de l’âge tout en étant très serein par rapport à la fin, à condition d’avoir cette pilule magique chez soi pour arrêter au moment où on le décide, et non pas attendre le diktat médical ».
Ne dit-on pas que « L’enfer est pavé de bonnes intentions » ? Le paradis aussi, sans doute.
La Pétition Euthanasie : ne nous laissons pas abattre
Cette pétition a été mise en ligne par la Fondation Jérôme Lejeune Tout mais pas ça sur stop-euthanasie.fr. Elle dénonce et refuse : - la fabrication médiatique d’un consensus qui n’existe pas ; - l’instrumentalisation de nos peurs les plus intimes ; - un détournement de l’argent public pour promouvoir « la mort sur ordonnance ».
J’ai signé cette pétition et en recommande la lecture… et + si accord avec la Fondation. *Paul KLOBOUKOFF Académie du Gaullisme Le 20 janvier 2026
© 01.02.2026