Au nom de l’amitié et de la solidarité franco-libanaise P. KLOBOUKOFF - Académie du gaullisme

Académie du Gaullisme
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Président-fondateur Jacques DAUER
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Au nom de l’amitié et de la solidarité franco-libanaise


              



 par Paul KLOBOUKOFF,
Le 18 avril 2026, le sergent-chef Florian Montorio, casque bleu français du 17ème régiment des parachutistes de Montauban, membre de la FINUL (Force intérimaire des Nations Unies pour la paix au Liban) a été tué au Liban dans une embuscade attribuée au Hezbollah. Il avait 40 ans et était père de deux enfants. Son décès a précédé celui du caporal-chef Anicet Girardin du 132ème régiment d’infanterie cinotechnique de Suippes. Le Hezbollah en est également accusé.
Ces deux morts de serviteurs de notre patrie au Liban sont les plus récentes d’une longue liste de 158 militaires français (parmi 296 casques bleus) tués au Liban depuis la création de la FINUL en 1978.
Il faut rappeler que les relations entre le Liban et la France sont anciennes, étroites et fraternelles. Dès bien avant l’indépendance du Liban en 1943, depuis les années 1860, la France en avait été une protectrice. Sans elle, le Liban n’aurait sans doute pas existé en tant que pays souverain. Les deux états sont francophones et démocratiques. Selon Wikipédia (1), il y aurait 23 000 Français au Liban, dont les deux tiers seraient binationaux, et 210 000 Libanais vivraient en France. Celle-ci est souvent considérée comme un « pays frère » du Liban. Elle est parfois aussi qualifiée de « tendre mère » du Liban, ou de « seconde patrie » des Libanais.
Au Liban, la majorité de la population était chrétienne jusqu’au milieu du 20ème siècle. Aujourd’hui, la diversité religieuse est marquée. 18 confessions sont reconnues par l’Etat. L’islam est la religion dominante. Entre 54% et 65% de la population sont enregistrés comme tels, contre 32,4% pour les chrétiens et 4,5% pour les Druzes. Cette pluralité supporte très bien l’influence vigoureuse que conserve la France.
Pour sa part, la France n’a jamais pleurniché, ni même exprimé de regrets ou de récriminations quant aux pertes de ses soldat tombés pour avoir défendu une inestimable cause, protéger le Liban et ses habitants.
Le commandant Charles de Gaulle a résidé à Beyrouth entre 1929 et 1931 en tant que directeur des Deuxième et Troisième Bureaux pour le Levant. Pour lui, le Liban était un « phare spirituel de la Méditerranée orientale » et une terre d’accueil où les « religieux chassés par la France recréèrent une nouvelle France » (2).
Le Général avait conservé un indéfectible attachement pour le Liban et les Libanais. Pendant la guerre, le 26 juillet 1941, au Cercle de l’Union française, il leur avait rendu un vibrant hommage, intime et affectueux : « Aux Libanais, Messieurs, (…) Dans tout cœur de Français digne de ce nom, je puis vous dire que le seul nom du Liban fait remuer quelque chose de très particulier, et j’ajoute que c’est d’autant plus justifié que les Libanais, libres et fiers,  ont été le seul peuple dans l’histoire du monde qui, à travers les siècles, quels qu’aient été les péripéties, les malheurs, les bonheurs, les destinées, le seul peuple dont, jamais, aucun jour, le cœur n’aura cessé de battre au rythme du cœur de la France. (…) Et le Liban, qui a depuis longtemps senti ce que pèse le poids de la tyrannie et qui, depuis longtemps, a mesuré quel était le prix magnifique de la liberté, le Liban, on le sait bien avec son cœur dans quel camp il se trouve ».
Le Général n’a pas prêché dans le désert. Ses discours résonnent encore à nos yympans et aident à entretenir l’amitié et la solidarité de la France et des Français avec les Libanais et leur patrie.
*Paul KLOBOUKOFF Académie du Gaullisme le 28 avril 2026
Sources et références
(1) Relations entre la France et le Liban  fr.wikipedia.org/Relations_entre_la_France_et_le_Liban  le 27/04/2026
(2) De Gaulle et le Liban : histoire d’un souverainisme en partage. International. La Revue N°109461095 ; Politique

© 01.05.2026

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