Académie du gaullisme

Académie du Gaullisme
Président Jacques Myard
Secrétaire générale Christine ALFARGE
Président-fondateur Jacques DAUER
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Site officiel de l'Académie du Gaullisme
Fondée par Jacques DAUER
Sous la direction de Christine ALFARGE Secrétaire générale de l'Académie du Gaullisme
La lettre du 18 juin N°286 Avril 2026

DISSUASION NUCLÉAIRE DE LA FRANCE :
                                                         DÉRIVE ?
                            
par Jacques MYARD
         
Le discours d'Emmanuel Macron prononcé à l'Île Longue le 2 mars dernier a suscité un très fort intérêt en France ainsi que chez nos partenaires européens.Toutefois ce discours de 40 mn, 7 pages dactylographiées mérite une analyse attentive, rigoureuse car il constitue une novation substantielle de la dissuasion nucléaire de la France. Le Chef de l'État souligne tout d'abord que « nous vivons au plan géostratégique une période de rupture.

Enseignement et culture,
     Du général De Gaulle à Georges Pompidou,
                                           et aujourd’hui ?
                                
par Christine ALFARGE,
Si l’histoire reste majoritairement l’outil de connaissance préféré des Français pour comprendre les fondements et racines culturelles des sociétés, c’est l’école qui initie l’histoire et en transmet les savoirs essentiels. Néanmoins, il s’avère que le patrimoine dans tous les domaines est privilégié par les Français, permettant d’entretenir leurs connaissances régulièrement puis de manière plus lointaine, les livres. À juste titre, on peut s’inquiéter du désintérêt ... Lire la suite
« POMPIDOU ÉTAIT LE MEILLEUR
                       SUCCESSEUR POSSIBLE DU GÉNÉRAL »
 Entretien avec Pierre Messmer,,
Pour un gaulliste « historique », n’y a-t-il pas contradiction à se réclamer de deux fidélités qui ont pu, parfois, apparaître contradictoires ?P.M. : Non. En rentrant en France, à la Libération, le général de Gaulle ne voulait pas reconstruire le pays, l’Etat, avec les seuls Français libres et les résistants. Depuis le début, il n’avait en vue que l’union de tous les Français. Au temps du RPF, parmi ses plus proches collaborateurs, on trouve Georges Pompidou,Lire la suite
lections municipales 2026 :
                                                   des résultats en trompe l’œil
                              Des élections municipales 2026 sans partis politiques
paul Kloboukoff,
Je ne suis pas le seul à attirer l’attention sur le sujet. Le samedi 7 mars, francebleu.fr avait diffusé un article intitulé : Municipales 2026 : « liste citoyenne », « apolitique », « sans étiquette », les candidats ne veulent plus des partis (1)Cette attitude peut se comprendre de la part de candidats se présentant dans des petites communes, qui sont éloignés des appareils politiques. Elle l’est moins pour des postulants aux carrières politiques déjà longues,.. Lire la suite
Lettre du général De Gaulle à Georges Pompidou
30 avril 1969
Mon cher ami,
 
   Après ce que je vous ai dit maintes fois naguère et ce que j’ai déclaré publiquement à votre sujet, vous êtes certainement fondé à croire que j’approuve votre candidature. Je l’approuve, en effet.
   Sans doute eût-il mieux valu que vous ne l’ayez pas annoncée plusieurs semaines à l’avance, ce qui a fait perdre certaines voix au « oui », vous en fera perdre quelques-unes à vous-même et, surtout, pourra vous gêner un peu dans votre personnage, si vous êtes élu. Mais, dans les circonstances présentes, il est archinaturel et tout à fait indiqué que vous vous présentiez. J’espère donc vivement votre succès et je pense que vous l’obtiendrez.
  Il va de soi qu’au cours de la « campagne », tenant compte des dimensions de tout, je ne me manifesterai d’aucune façon. En particulier, votre lettre du 28 avril et ma réponse d’aujourd’hui resteront entre nous.
  Veuillez, je vous prie, présenter à Madame Pompidou mes très respectueux hommages, auxquels ma femme joint, de tout cœur, son meilleur souvenir. Pour vous, mon cher ami, l’assurance de mon très cordial et fidèle attachement.
 
                                                                                                                       C. De Gaulle
In Memoriam - Georges Pompidou
 
Hommage de Pierre Messmer 1er Ministre en mai 1974

La mort dépouille celui qui vient de succomber de tout ce qui n’est plus l’essentiel, et fait apparaître tout-à-coup les traits profonds et durables de sa vie.
Ainsi de Georges Pompidou, et du souvenir qu’il laissera dans nos mémoires et dans l’Histoire.
Le destin de celui qui fut pendant si longtemps le collaborateur du général De Gaulle avant d’en être le Premier Ministre pendant six ans et le successeur pendant cinq ans, apparaît maintenant, en pleine lumière, comme marqué d’une grande passion : celle de l’indépendance. Mais aussi d’une conviction : que, pour un pays comme le nôtre, l’indépendance ne va pas sans la puissance qui la garantit et la préserve.
Qui ne voit que la volonté d’indépendance qui fut au cœur même de l’action du général De Gaulle a sous-tendu tous les efforts, toutes les démarches, toutes les initiatives, tous les combats qui ont jalonné les cinq années durant lesquelles Georges Pompidou a gouverné la France ? Pour lui, l’enjeu était si capital qu’il considéra toujours comme son premier devoir de chef de l’État d’affronter, pour sauver l’indépendance nationale, les menaces, les tempêtes, les conjurations, ou, plus simplement, les tentations quotidiennes de la facilité et de l’abandon. Il le fit à sa manière, qui était celle d’un homme équilibré, sachant prendre la mesure des choses mais qui gardait au fond de lui-même la plus inébranlable volonté dès lors qu’étaient en cause les grandes querelles qu’il soutenait.
Mais c’était un homme de son siècle et rien de ce qui fait le monde moderne ne lui échappait. C’est dire qu’il a su discerner, avec la plus rigoureuse lucidité, quelles étaient aujourd’hui les conditions de la puissance, garantie de notre indépendance.
De là son attachement à cette grande tâche qui est de faire de la France une véritable puissance industrielle. Il savait que là n’était pas seulement la base du progrès social qu’il voulait promouvoir mais aussi la condition indispensable pour que notre pays puisse peser de tout son poids dans le monde tel qu’il est. Aux hommes épris de justice et de paix, son action rappelait et rappellera toujours que l’une et l’autre supposent la force économique et l’équilibre entre les nations.  
Aujourd’hui comme hier, l’indépendance de la France suppose la puissance militaire. À notre époque, et pour une nation de notre dimension, cela veut dire la puissance nucléaire. Le choix historique fait par notre pays en faveur d’une force nationale de dissuasion fut aussi celui de Georges Pompidou. Quand le général De Gaulle quitta le pouvoir, certains purent s’interroger sur la poursuite de l’entreprise :la réponse qu’apporta Georges Pompidou fut la résolution inébranlable de maintenir le choix de la France. Et l’on sait combien il dut, pour cela, affronter de pressions, d’intrigues et d’objurgations. Si nous atteignons aujourd’hui au degré de puissance nucléaire qui est le nôtre, c’est à cinq ans d’efforts délibérément poursuivis sous l’autorité de Georges Pompidou que nous le devons.
Il savait aussi qu’il n’y a pas d’indépendance qui vaille, ni de puissance crédible si le peuple tout entier s’abandonne et renonce à croire qu’il y va de son destin. Georges Pompidou n’a jamais manqué une occasion de rappeler que la Patrie demeurait la valeur suprême, sur quoi se fonde la cohésion nationale, et que le patriotisme est par conséquent pour un peuple la première des vertus. Il a rappelé aux Français, en particulier aux plus jeunes d’entre eux que, loin d’être « dépassée, la Patrie est indissociable de la liberté et du bonheur de chacun ». Trop de peuples, dans le monde entier, font tragiquement l’expérience du lien indissoluble qui existe entre l’indépendance nationale et le libre choix de chacun, entre la défense de la Patrie et la possibilité pour les citoyens de déterminer leur propre avenir, pour que ce rappel ne soit pas essentiel.
Telle est en effet l’éternelle actualité du patriotisme. Telle est aussi l’éternelle actualité de l’enseignement que nous a laissé Georges Pompidou.
Sachons ne jamais l’oublier !
Georges Pompidou et l’éducation
 
Bruno Poucet et Philippe Nivet

Georges Pompidou et l’éducation


Normalien de la rue d’Ulm et agrégé de lettres, Georges Pompidou est, à ce jour, le seul président de la Ve République à avoir exercé le métier de professeur.
Après avoir étudié quel professeur il a été et comment il ressentait l’exercice du métier, ce livre est consacré à la politique éducative qu’il a menée lorsqu’il a été Premier ministre et surtout quand il a exercé les fonctions de président de la République, après les événements de mai 1968 qui ont eu un fort impact sur la jeunesse et le monde éducatif.
Après des contributions sur l’enseignement secondaire, l’enseignement supérieur, l’enseignement professionnel et technique et l’enseignement, privé des articles plus ciblés sont consacrés aux constructions scolaires dans les années Pompidou et à la manière dont les réformes ont été acceptées par le corps enseignant, les syndicats et les associations professionnelles.
De nombreux documents, notamment la transcription d’un entretien avec son conseiller Jean-François Saglio, accompagnent ces contributions.
Musée Georges Pompidou
Le Bourg 15190 Montboudif - Cantal

L'Académie du Gaullisme réunit des femmes et des hommes qui croient à la pertinence et à la pérennité des idées et des principes du Général de Gaulle. Elle n'est pas un parti politique, c'est une association indépendante. Les opinions politiques exprimées dans les articles n'engagent que leur auteur et en aucun cas l'Académie du Gaullisme
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